Dans le cadre de la construction d’un bâtiment communal à Coincy (02), nous avons été sollicité par le cabinet d’architectes VIVARCHI pour la réalisation d’un test d’étanchéité à l’air intermédiaire avant la pose des finitions intérieures.
L’objectif :
• vérifier la qualité de la mise en œuvre de l’enveloppe ;
• identifier les défauts tant qu’ils sont encore corrigeables.
Constat sur site
Lors de la mise en place du test, de nombreuses fuites d’air ont été détectées, empêchant même la réalisation complète de la mesure.
Défauts observés :
- Traversées techniques non étanches
– passage de gaines électriques non calfeutré → fuite directe dans la dalle. - Menuiseries mal raccordées
– infiltrations d’air visibles au niveau des jonctions menuiserie / gros œuvre. - Multiplication de micro-fuites
– cumul entraînant une perméabilité globale trop importante.
Résultat du test
Le test d’étanchéité n’a pas pu être mené à son terme.
- La raison : un niveau de fuites trop élevé ;
- Conséquence : impossibilité d’obtenir une valeur fiable de perméabilité à l’air.
Enseignements
Ce cas met en évidence plusieurs points clés :
- Importance du test intermédiaire
Réaliser un test en cours de chantier permet :
- de détecter les défauts invisibles à l’œil nu ;
- d’intervenir avant la pose des doublages ;
- d’éviter des reprises coûteuses en fin de chantier.
- Coordination des corps d’état
Les fuites constatées proviennent souvent :
- des interfaces entre lots (électricien, menuisier, plaquiste) ;
- d’oublis de traitement des points singuliers.
L’étanchéité à l’air est un travail collectif.
- Impact sur la performance du bâtiment
Une mauvaise étanchéité entraîne :
- pertes énergétiques importantes ;
- inconfort thermique ;
- non-conformité réglementaire potentielle.
Conclusion
Ce test intermédiaire, bien que non concluant en termes de mesure, a apporté une forte valeur ajoutée :
- identification précoce de nombreuses malfaçons ;
- possibilité de correction avant finitions ;
- sécurisation de la performance finale du bâtiment.
Sans ce test, ces défauts auraient été beaucoup plus coûteux, voire impossibles à corriger.