Eco-matériaux

Depuis la création de la société en 2010, TREENERGY développe l’utilisation des matériaux biosourcés dans le bâtiment. L’intérêt des matériaux biosourcés dans le bâtiment est multiple.

Dans la construction neuve, l’utilisation d’une laine de bois en toiture en remplacement d’une laine de verre standard permet d’augmenter le déphasage de six heures. Ainsi la chaleur estivale arrivant sur la toiture à12h00 arrive en surface intérieure vers 23h00 avec un certain amortissement. L’utilisation d’un isolant adapté dans la construction avec un bon déphasage permet donc d’optimiser le confort des occupants.

  • Déphasage: Représente la capacité d’un matériau à ralentir les transferts de chaleur, notamment du rayonnement solaire estival.
  • Amortissement thermique : Représente la réduction de l’onde de chaleur qui pénètre dans le bâtiment

 

Dans la rénovation d’un bâtiment, l’utilisation de matériaux biosourcés d’origine végétale est très pertinent surtout si le bâtiment admet des problèmes d’humidité. Un matériau végétal résiste beaucoup au problème d’humidité et sa conductivité se dégrade moins. Pour exemple :

  • Conductivité d’une laine de verre sèche 0.04 W/m.K et humide 6 W/m.K> degradation X15
  • Conductivité d’une fibre de bois sèche 0.04 W/m.K et humide 0.175 W/m.K> degradation X 4
  • La conductivité d’une fibre de bois se dégrade donc 3-4 fois moins qu’une laine minérale lorsque celui-ci est saturé en vapeur d’eau

 

  • Listes des principaux matériaux biosourcés :

 

  • Botte de paille compressée: La botte de paille est un matériau très disponible en France et aussi de notre secteur de l’Oise. La mise en œuvre de la botte de paille dans la construction est soumise aux règles professionnelles. Ce matériau souvent très local n’est quasiment pas transformé avant la mise en application sur chantier. Ce matériau a donc une énergie grise la plus faible de tous les matériaux. La plus ancienne maison en paille de France construite en 1920 se trouve à MONTARGIS. Plus d’information sur le site du réseau Français de la construction en paille : http://rfcp.fr/

 

  • Conductivité d’une botte à chant 0.04-0.075 W/m/K
  • Chaleur spécifique : 1400-2000j/kg.K
  • Résistance à la diffusion de vapeur : 1
  • Énergie grise : 5 kWh / m²

 

Laine de lin et anas de lin :

Originaire d’Orient, le lin est utilisé comme plante textile et pour ses graines oléagineuses depuis l’antiquité. La France en est aujourd’hui le premier producteur mondial.

Ce sont les fibres courtes appelées étoupes qui servent pour produire l’isolant en lin.  Elles sont agencées en couches superposées et thermoliées avec 15 % de fibres polyester ou naturelles pour former la ouate. Reconnue pour sa résistance naturelle aux attaques d’insectes et à la prolifération bactérienne, elle peut également subir des traitements complémentaires, de type anti-feu, fongicide ou pesticide.

  • Conductivité d’une laine de lin 0.037-0.044 W/m/K
  • Chaleur spécifique : 1300-1700/kg.K
  • Résistance à la diffusion de vapeur : 1
  • Énergie grise : 47-53 kWh / m²

Laine de chanvre et chènevotte :

Le chanvre, plante annuelle cultivée chez nous depuis les Celtes, donne deux types de fibres : longues pour les tissus, les cordages, et les isolants et courtes pour la chènevotte ou « anas de chanvre ». Le chanvre est utilisé comme isolant depuis 1990. Matériau résilient en cas d’humidité accidentelle mais putrescible en cas d’humidité prolongée.

  • Conductivité d’une laine de chanvre et chènevotte 0.037-0.048 W/m/K
  • Chaleur spécifique : 1300-1950/kg.K
  • Résistance à la diffusion de vapeur : 1
  • Énergie grise : 6 kWh / m² chènevotte et 52 kWh / m²laine de chanvre
  • Chaux-chanvre

Partant de l’excellent bilan environnemental du chanvre et de la durabilité de ses fibres, la filière a travaillé sur un nombre important de formulation et de mises en œuvre de conglomérat isolants : chaux + chènevotte. La mise en oeuvre d’un mélange chaux chanvre est soumise aux règles professionnelles.

  • Conductivité de brique ou mélange chaux/chanvre : 0.06-0.01 W/m/K
  • Chaleur spécifique : 1500-1700/kg.K
  • Résistance à la diffusion de vapeur : 4-13
  • Énergie grise : 60-79 kWh/ m²

Laine de bois

Les fibres de bois sont obtenues par défibrage de chutes de bois résineux. Elles peuvent être utilisées à ce stade en vrac mais sont le plus souvent transformées sous forme de panneaux. Pour ce faire, une pâte épaisse est formée par adjonction d’eau, puis, après ajout d’adjuvants, coulée, laminée et séchée entre 120 et 200 °C.

  • Conductivité : 0.038 -0.055 W/m/K
  • Chaleur spécifique : 1600-2300 j/kg.K
  • Résistance à la diffusion de vapeur : 1-5
  • Énergie grise : 43 -122 kWh/ m²
  • Textile recyclé : Métisse

La collecte des textiles usagés en France par les associations (principalement Emmaus) représente un potentiel annuel de 400 000 tonnes, dont une partie croissante, du fait de la baisse de qualité des tissus, ne peut être réutilisée comme vêtement. D’où le développement d’une filière de transformation des tissus usagés en isolants, assurée par une structure associative d’insertion : Le Relais. Après tri selon les matières, les tissus sont découpés, hachés et défibrés, puis remélangés dans des proportions constantes de coton, laine et acrylique. Les fibres sont ensuite thermoliées avec du polyester pour former des rouleaux ou panneaux semi-rigides de densité variable.

  • Conductivité : 0.039-0.045 W/m/K
  • Chaleur spécifique : 1200-1400/kg.K
  • Résistance à la diffusion de vapeur : 2-3
  • Énergie grise : 53-119 kWh/ m²